Militant Haut-Rhinois du MoDem

Blog qui souhaite diffuser les idées du Mouvement Démocrate dans le Haut-Rhin

31 janvier 2008

Le Modem mulhousien se rallie à Bockel

Article publié dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace du 08 janvier 2008.

Les militants du Modem des deux circonscriptions mulhousiennes réunis vendredi dernier en AG ont décidé de soutenir et participer à la liste d'entente communale conduite par Jean-Marie Bockel qui se présente sous l'étiquette de la majorité présidentielle. Dans un communiqué diffusé hier, Bernard Stœssel explique: «Les adhérents se sont prononcés favorablement, par un vote largement majoritaire, en faveur de la participation de candidats du Mouvement démocrate à la liste d'entente communale conduite par le maire sortant Jean-Marie Bockel. La situation de Mulhouse et de son agglomération rend légitime et nécessaire que les forces politiques s'unissent autour d'un projet partagé pour que le développement économique et social, la prise en compte renforcée du développement durable, l'amélioration de la situation du logement, les progrès nécessaires en matière de coopération intercommunale notamment puissent connaître les avancées les plus significatives.». Bernard Stœssel conclut: «La liste des candidats sera communiquée lors de la présentation de la liste d'entente communale. ». II est peu probable qu'Eric Schweitzer soit parmi les candidats Modem de la liste d'ouverture du maire sortant. En revanche, outre Bernard Stœssel, Christelle Ritz-Mangin, qui fut la suppléante d'Eric Schweitzer pour le tout nouveau Mouvement démocrate aux législatives de juin 2007, en ferait partie.

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29 janvier 2008

Décès de Jean Mattéoli

Article publié dans le Figaro du 29 janvier 2008.

Une grande figure de la politique française vient de disparaître. Jean Mattéoli, ancien ministre du Travail et de la Participation de 1979 à 1981, est décédé dimanche à l'âge de 85 ans. Né en Saône-et-Loire, étudiant en droit à Dijon lors de l'invasion de mai-juin 1940, il entre dans un réseau de résistance dirigé par le chanoine Kir. Passeur entre la zone occupée et la zone libre jusqu'en novembre 1942, Jean Mattéoli fabrique aussi des faux papiers. Arrêté en mai 1944, le jeune homme est déporté au camp de concentration de Bergen-Belsen et y demeure un an avant d'être libéré par les Britanniques dans les tout derniers jours de la guerre.

Revenu en France, il sert pendant trois ans au cabinet du commissaire de la République de Bourgogne-Franche-Comté, puis au cabinet de l'administrateur général de la zone française d'occupation en Allemagne. Jean Mattéoli choisit ensuite de rejoindre le monde de l'entreprise. Il fait carrière aux Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais il sera directeur des relations extérieures de cette entreprise de 1953 à 1968 puis devient président des Charbonnages de France de 1973 à 1979.

Parallèlement, l'ancien résistant, d'abord mendésiste puis membre de l'UDSR de François Mitterrand à partir de 1956, rejoint l'UNR en 1967. Chrétien et figure des gaullistes de gauche, membre des instances dirigeantes de l'UDR puis du RPR, Jean Mattéoli est appelé au ministère du Travail par Valéry Giscard d'Estaing en novembre 1979 après le décès de Robert Boulin, retrouvé mort dans la forêt de Rambouillet. En 1983, il devient adjoint RPR au maire de Paris, Jacques Chirac, et conseiller régional d'Ile-de-France.

Cet homme de dialogue et de consensus préside le Conseil économique et social de 1987 à 1999. Sa réputation lui vaut de remplir plusieurs missions délicates à la demande du gouvernement. En 1995, il effectue une médiation à la SNCF lors des grèves contre le plan Juppé et un projet contesté de contrat de plan État-SNCF. À la tête de la Fondation de la résistance depuis 1993, Mattéoli a aussi présidé la mission d'études sur la spoliation des juifs de France (1997-2000), créée après le discours de Chirac reconnaissant la responsabilité de l'État dans la déportation des juifs de France. Il avait par ailleurs apporté un soutien appuyé à Maurice Papon, lors de son procès en 1998.

Guillaume Perrault

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23 janvier 2008

Le pouvoir d'achat de Nicolas Sarkozy

Article publié par le journal L'ALsace du 10 janvier 2008.

Selon l'hebdomadaire « people » Gala, paru hier, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se seraient échangé pour 83 780 euros de bijoux lors de leur voyage en Egypte. Le président aurait offert à Carla Bruni deux bagues Dior Joaillerie, aux prix respectifs de 18500 et 19 600 euros. Le total représente près de deux mois de salaire de chef de l'État. Le magazine en a profité pour relever une « erreur » de Nicolas Sarkozy : l'un de ces deux modèles de bijou, un « Cupidon », était porté, en mai et juin dernier, par... son ex-épouse Cécilia, et d'en apporter la preuve, photos à l'appui. De son côté, la belle Carla a offert à son Nicolas une montre suisse, une Patek Philippe en or blanc, vendue dans le commerce pour ta modique somme de 45 680 euros.

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18 janvier 2008

Contre les franchises, des malades font la grève des soins

Article publié dans Libération  du vendredi 18 janvier 2008

C’est une action inédite, et les associations de malades sont désarçonnées par ce geste singulier de révolte, mais toutes ne peuvent que le soutenir. Au début de ce mois, Bruno-Pascal Chevalier, séropositif, a décidé une grève des soins en signe de protestation devant l’instauration des franchises médicales.

Une démarche rarissime. Et il l’a fait savoir, en écrivant début janvier au président de la République. «Monsieur le Président, je suis atteint d’une affection longue durée, le sida. Par ailleurs, je suis travailleur social et engagé dans diverses associations citoyennes de solidarité. La mise en place de la mesure de la franchise médicale m’oblige à payer 50 euros par an d’impôt supplémentaire par le seul fait que je sois malade…. Avec la franchise médicale, chacun de nous se sent responsable, voire coupable d’être malade, et par cette faute nous allons devoir payer pour l’accès à ce droit fondamental qu’est celui de la santé. Monsieur le Président, je vous fais part officiellement de ma grève de soins que j’entame aujourd’hui en soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale.»

Silence. Et pour lever tous les doutes, il précise : «Je mène cette action en pleine conscience des risques… Sachez que la franchise médicale va pousser silencieusement beaucoup de malades à prendre la même décision que moi au risque de sacrifier leur vie.»

Les franchises sont en application depuis le 1er janvier, entraînant de fortes réactions politiques de rejet. Ce mouvement personnel de grève peut-il prendre de l’ampleur ? Trois autres malades ont décidé de s’y joindre. L’un est insuffisant rénal et a choisi une grève de la faim - une grève des soins serait, pour lui, immédiatement mortelle. Un diabétique vient de s’y joindre. Un autre, encore, a écrit : «J’ai pris la grave décision au 1er janvier 2008 de stopper toute prise de médicaments. En fait, je fais une grève non pas de la faim mais de médicaments. Je mets sciemment ma vie en danger en faisant cet acte. Il me reste pour vivre 330 euros après avoir payé mes auxiliaires de vie». Et d’expliquer comment, entre l’euro qu’il doit payer à chaque consultation et les différents tickets modérateurs, sa santé a désormais un coût qu’il ne peut plus supporter.

«Avenir». Quelques jours après, Nicolas Sarkozy a répondu à Bruno-Pascal Chevalier. «Sensible à votre cas, lui dit le Président, je vous invite à cesser votre grève des soins qui ne peut que ruiner tous les acquis de votre traitement.» Puis il justifie sa politique. «Ma responsabilité est de dire la vérité… La politique de santé que je veux conduire a pour objectif d’assurer pour tous une meilleure qualité des soins… Le vieillissement de la population et l’apparition de nouvelles pathologies exigent des investissements importants. Ce serait une faute de renoncer à nous préparer collectivement à affronter l’avenir. Au fond, les franchises sont l’expression à la fois de notre responsabilité et de notre solidarité. En outre, les franchises ne privent pas de soins les plus vulnérables».

De fait, cet argumentaire est de plus en plus remis en cause. «Il faut à tout prix un moratoire», martèle le Ciss (Collectif interassociatif sur la santé), qui regroupe les grandes associations de malades. «Il ne s’agit pas d’approuver ces grèves qui constituent un mode d’action dangereux. Mais nous partageons leur combat pour la garantie effective du droit à la santé.»

Accéder au forum «Santé: franchises médicales, la protection sociale mise à mal?»

ÉRIC FAVEREAU

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