Militant Haut-Rhinois du MoDem

Blog qui souhaite diffuser les idées du Mouvement Démocrate dans le Haut-Rhin

26 septembre 2008

La lettre des listes Projet Démocrate 68 n°3

1) Élection à la Présidence départementale du Mouvement Démocrate du Haut-Rhin

 

2) Élection du Conseil départemental haut-rhinois du Mouvement Démocrate

 

3) Élection de la Conférence nationale du Mouvement Démocrate

 

Cher(e)s ami(e)s,

 

Vous avez été nombreux à être interpellés par certains propos tenus dans la deuxième lettre de la liste concurrente.

 

Nous avons donc souhaité y revenir pour relater vos interrogations, et montrer à quel point nous sommes à un carrefour important pour l’avenir du Mouvement Démocrate dans le Haut-Rhin. L’enjeu est en effet de savoir si nous continuons, comme au temps de l’UDF, dans des alliances traditionnelles qui nous privent de liberté et de lisibilité, ou si au contraire, nous prenons le chemin de l’autonomie.

 

Vous avez vivement réagi à la phrase «il ne s’agit pas ici de faire un copier-coller des grandes orientations nationales du parti de François Bayrou, mais de faire une lecture sérieuse et une interprétation juste pour l’Alsace du projet démocrate». N’est-ce pas là la porte ouverte à des choix personnels, en contradiction avec la ligne stratégique du Mouvement Démocrate mais soi disant justifiés par la spécificté alsacienne ?

 

La phrase selon laquelle le troisième de la liste conduira les destinées du Mouvement lorsque leurs fonctions électives mobiliseront les deux premiers de la liste vous a également interpellés. Vous y avez vu une confirmation de ce que la disponibilité de ces élus qui cumulent les mandats est d’emblée mise en cause, ce que nous avions déjà pointé.

 

Il n’y aura qu’un seul tour à ce scrutin interne, véritable exercice de démocratie interne, que beaucoup nous envient. Aussi, le 27 septembre, mobilisons-nous pour être acteurs du changement, donnons du souffle au projet démocrate 68 !

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25 septembre 2008

La lettre des listes Projet Démocrate 68 n°2

1) Élection à la Présidence départementale du Mouvement Démocrate du Haut-Rhin

 

2) Élection du Conseil départemental haut-rhinois du Mouvement Démocrate 

 

3) Élection de la Conférence nationale du Mouvement Démocrate

 

«Cette Convention pour l’Europe est, en effet, le premier pas d’une réflexion que nous allons mener avec l’ensemble de ceux qui font partie du Mouvement démocrate dans les départements, dans les sections, dans les mouvements départementaux et régionaux. Réflexion que nous allons construire et qui va être, au fond, le premier chapitre de cette manière nouvelle de penser la politique que nous voulons établir et, donc, nous allons mettre en place commissions, groupes de travail, Internet, pour que chacun puisse apporter son expérience, son exigence, ses aspirations, quelquefois son utopie, au projet que nous avons besoin d’écrire ensemble». 

François Bayrou

Convention pour l’Europe, 8 juin 2008

 

Cher(e)s ami(e)s, Dans cette deuxième lettre, nous avons souhaité vous parler d’Alsace et d’Europe. D’une part, le scrutin européen est le prochain qui nous attend et, comme le dit François Bayrou, il s’agit d’une « échéance de vocation » pour notre Mouvement, héritier de partis fondateurs de l’Europe. D’autre part, et c’est très important pour les Mouvements départementaux que nous construisons actuellement, c’est une échéance qui nous verra tous rassemblés autour de notre projet, et mobilisés pour relever l’immense défi qui consiste à enrayer le désamour généralisé du projet européen.Il nous en faudra de l’énergie et du ressort pour réinventer ce projet et convaincre nos concitoyens alsaciens que l’Union Européenne n’est  pas le nivellement des identités mais au contraire leur protection. 

 

Nous souhaitons que revienne le temps des valeurs humanistes, démocrates et sociales de l’Alsace. Notre terre de vieille tradition démocrate-chrétienne, centriste et humaniste nous remettra au pouvoir si nous sommes crédibles, si nos propositions sont porteuses d’espérance pour l’Alsace, si nous sommes capables de faire vivre les atouts d’une Alsace qui par son histoire et sa situation géographique, est au carrefour de l’Europe. Trop souvent, nous entendons dire par certains notables locaux du Mouvement Démocrate qu’en Alsace, nous n’avons pas besoin de «Paris » et pas besoin de François Bayrou pour nous dire ce qu’il convient de faire. Pourtant, François Bayrou est celui qui amené des dizaines de milliers de citoyens à s’intéresser à la chose politique et à adhérer à un parti politique, il faut respecter cela. Pourtant,

 

le Mouvement Démocrate a besoin de nous pour enrichir son projet européen parce que nous sommes porteurs d’une richesse unique.Le 27 septembre, mobilisons-nous pour être acteurs du changement, donnons du souffle au projet démocrate 68 !


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23 septembre 2008

François Bayrou: "La laïcité est positive en elle-même"

Laïc convaincu et chrétien engagé, François Bayrou commente pour le JDD la visite de Benoît XVI en France. Le président du Modem, qui s'est dit "peu enthousiaste" à l'idée que Nicolas Sarkozy reçoive le pape à l'Elysée, estime que "la laïcité, c'est le refus du mélange des genres". Quant à la "laïcité positive", il juge "qu'ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot"... (lire la suite)


JDD : Parler de sa foi n'est pas naturel pour un homme politique?
FB : Non, ce n'est pas naturel, puisque c'est intime. La foi, c'est ce qu'un être porte de plus intime. C'est comme l'amour. D'ailleurs, c'est de l'amour. Rien n'est plus dangereux que d'y mélanger la politique. Ou l'État. Ou le pouvoir. Faire sauter cette séparation, c'est dangereux pour l'État, et je vous le dis comme croyant, c'est aussi dangereux pour la religion.

JDD : Vous êtes à Lourdes aujourd'hui, pour la messe papale...
FB : Lourdes, pour nous, dans les Pyrénées, c'est comme une maison familière ! Je ne vois pas les commerces mais les pèlerins avec leur confiance. Je lis les petites plaques de marbre sur les murs de la basilique, qui remercient avec ferveur parce que de petits ou de grands miracles ont changé la vie de ceux qui sont venus là. Et Bernadette m'émeut! Cette petite fille qui garde ses moutons au pied de la montagne, qui découvre, sur le rocher, une femme en lumière. Et elle ne sait pas qui c'est. Le curé, évidemment, ne la croit pas, se moque d'elle, la met à la porte... Alors la jeune femme lumineuse parle - en gascon!-, et dit à la gamine son secret: "je suis l'immaculée conception"! Et la petite fille en courant vers le village, tout le long du chemin, se répète "que soy era immaculada conception", pour ne pas oublier ces mots compliqués, dont elle ne sait pas ce qu'ils veulent dire. Et depuis 150 ans, à la suite de cette petite fille, du monde entier, des millions de personnes marchent vers la jeune femme et vers le rocher...

JDD : Vous croyez à ce miracle?
FB : Bernanos l'a dit une fois pour toutes: c'est une question d'esprit d'enfance...

JDD : Votre foi vient de l'enfance?
FB : Il y a une part d'enfance et une part de maturation. Dans l'église de mon village, les femmes étaient silencieuses, mais les hommes ne cessaient de discuter entre eux pendant la cérémonie. Leur rumeur tapissait l'église, la voix du curé qui marmonnait surnageait à peine dans ce brouhaha... Une fois par semaine, par roulement, les garçons étaient requis, le matin, de servir la messe du vieux curé. Et c'était un grand silence dans le petit matin: il n'y avait personne dans l'église, en dehors de ce vieux prêtre et de cet enfant... En mûrissant, tout cela s'enracine, et alors on voit le monde, et l'homme, à cette lumière, différents, précieux. Ma femme, mes enfants, m'ont aidé à faire le chemin. Des écrivains m'ont accompagné, Bernanos. Claudel, Péguy, Clavel, Frossard. Depuis que j'ai seize ans, il ne s'est jamais passé une semaine sans que je lise Péguy...

JDD : Péguy? "C'est embêtant se dit Dieu, quand il n'y aura plus ces Français, il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre"...
F
B : Votre christianisme source votre patriotisme!
Je ne confonds pas mon pays avec ma religion! La foi s'enracine dans une tradition, mais elle s'épanouit en universel. Je suis d'autant plus à l'aise pour comprendre les musulmans que je suis croyant. Idem pour les juifs. Aujourd'hui, en ces temps matérialistes, tous les croyants ont en commun d'être des minoritaires! Mais ils peuvent être des minoritaires heureux: il y a quelque chose de ce bonheur dans l'ambiance du voyage du pape ou dans les JMJ...

JDD : Vous priez?
FB : Oui. J'aime les prières de toujours, le Notre père, le Je vous salue Marie... Elles ont été prononcées des milliards de fois, par des milliards de femmes et d'hommes, d'enfants dissipés et de vieillards aux portes de la mort. Et elles portent en elles tous ces pleurs et tous ces rires insouciants.

JDD : Vous communiez?
FB : Comme simple fidèle, oui. Mais pas quand j'assiste à une cérémonie religieuse en tant qu'homme public ; dans ce cas, je reste debout et silencieux. Car je représente aussi des incroyants. Quand je suis en fonction, je veux adopter dans une église la même attitude de retenue qui doit être la mienne dans une synagogue ou une mosquée...

JDD : Cela vous manque, de ne pas participer pleinement au rituel?
FB : Parfois, oui. Mais cette réserve est un symbole, au nom de l'intérêt général. La France s'est construite sur des symboles comme ceux-là. Depuis la République, et même depuis Henri IV et l'édit de Nantes...

JDD : Y a-t-il des moments où vos choix politiques contredisent votre foi?
FB : Il y a des débats de conscience. Débats sur la bioéthique, sur l'utilisation des embryons, sur l'origine de la vie... Mais quand je vote les lois, je ne les vote pas seulement au nom de mes préférences. Je dois aussi chercher le meilleur équilibre possible pour la société française. Autrement dit, tenir compte de ceux qui ne pensent pas comme moi.

JDD : Et inversement, y a-t-il des prises de positions, des projets qui découlent de votre foi?
FB : Toute une vision de l'homme, le refus du matérialisme, tout un humanisme, la solidarité, tout cela est dans le message. Mais dans ma fonction, je pense en citoyen, non pas en religieux.

JDD : Quand vous vouliez renforcer l'école privée, en 1994, lors du débat sur la loi Falloux, c'était un geste de catholique?
FB : C'était une maladresse politique. J'étais jeune, et hussard. Je ferraillais. C'était un engagement du programme de gouvernement. Et je l'appliquais. Je ne savais pas encore qu'on ne réforme pas sans négocier. La source de l'erreur était politique : la religion n'y était pour rien.

JDD : Les ultra-laïques auraient pu vous prendre pour cible...
FB : Je n'emploie pas le mot d'ultras. J'ai été élève puis professeur de l'école publique! Et j'ai construit ma vision du monde dans la laïcité. Et je la défends, aujourd'hui qu'elle est si souvent mise en cause, je la défends comme citoyen et tout autant comme croyant.

JDD : Mais tout jeune, vous êtes entré en politique chez les démocrates-chrétiens?
FB : On a oublié la trempe de ces gens-là. Ils ont été des premiers résistants! Dès 1938, au moment de Munich, quand toute la France acceptait l'accommodement avec Hitler, dans L'Aube, un petit journal d'un tout petit groupe, un jeune professeur d'histoire écrivait: "Quand il s'agit de dire non, le meilleur moment est toujours le premier!" Bidault a succédé à Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la résistance. Il a mal fini, lors de l'Algérie française, mais ce jeune chef dans la clandestinité était l'honneur de la politique...

JDD : Les croyants se reconnaissent-ils en politique?
FB : J'ai souvent pensé que ce devrait être au moins une fraternité. C'en est loin...

JDD : Nicolas Sarkozy est-il croyant?
FB : Je ne le sais pas et n'ai pas à le savoir. Cela appartient à sa vie personnelle. C'est à son discours officiel que j'objecte. Mélanger la religion et la politique, ce n'est bon ni pour la République, ni pour la religion. La laïcité, c'est le refus du mélange des genres. L'ordre de l'État, l'ordre du spirituel : cette séparation est fondamentale.

JDD : Le président parle d'une "laïcité positive", respectueuse des religions.
FB : Ajouter un adjectif, c'est vouloir changer le sens du mot. Pour moi, la laïcité est positive en elle-même, puisqu'elle est une émancipation.

JDD : Avez-vous déjà été fier d'être chrétien, pour des raisons politiques?

FB : Oui, au temps de Solidarnosc. La Pologne. Jean-Paul II. Walesa. Evidemment, j'ai ressenti quelque chose. Que ce soit un Pape qui porte un message universel de libération, cela a compté.

JDD : Jean-Paul II parlait au monde, Benoit XVI parle aux croyants...
FB : Je n'ai pas à connaître et à discuter de la stratégie du pape ou de l'Église. Dans l'Eglise, je réclame le droit de ne pas proclamer d'opinion. Dans l'église, si je peux, ma place est au dernier rang, au dernier banc de la chapelle, et si possible dans l'ombre. Je refuse d'aller au-delà.

 

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH et Olivier JAY (Le Journal du Dimanche)

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19 septembre 2008

La lettre des listes Projet Démocrate 68 n°1

1) Élection à la Présidence départementale du Mouvement Démocrate du Haut-Rhin.  

2) Élection du Conseil départemental haut-rhinois du Mouvement Démocrate 

3) Élection de la Conférence nationale du Mouvement Démocrate

 «Nous sommes la force politique qui va dire à ceux qui nous gouvernent, au nom des Français, que la France, c’est un peuple de citoyens, et pas un peuple de sujets». François Bayrou

http://projetdemocrate68.unblog.fr

Cher(e)s ami(e)s,

Vous avez été nombreux à encourager nos listes « Projet Démocrate 68 » à voir le jour. Au delà du projet que nous défendons, il s’agit en effet aujourd’hui de doter le Mouvement Démocrate du Haut-Rhin d’une gouvernance active et dynamique, qui tienne ses engagements et sache agir avec force, lorsque nécessaire pour l’intérêt du Mouvement.

De la même manière que, comme le dit François Bayrou, les Français sont des citoyenset non des sujets, les adhérents du Mouvement Démocrate souhaitent s’engager, être associés au débat et refusent d’en être privés.

Grâce aux élections internes du 27 septembre, une formidable dynamique se met en place ; les volontés d’action s’affirment, les motivations pour faire vivre la démocratie s’aiguisent, la parole se libère et chacun se sent représenté. Ceci est de très bon augure pour notre futur commun et la garantie que nous serons forts, ensemble, dans une présidence que par mon vote au Conseil National, j’ai voulu collégiale.

Cette émulation n’aurait pas eu lieu si une seule liste avait été proposée.

Les plus anciens ont connu des présidences au cours desquelles aucune assemblée générale n’était organisée, où les prises de décision se faisaient sans consultation des adhérents, voire au mépris de leur volonté, où la démocratie était tout simplement absente des pratiques de gouvernance. Les nouveaux adhérents, eux, sont toujours en attente que quelque chose se passe et que le Mouvement Démocrate s’affirme enfin dans le Haut-Rhin.

Nous avons l’occasion, le 27 septembre, de donner un nouvel élan au Mouvement et de le construire tel que nous le voulons. Pour cela, il nous faut être fortement mobilisés et gagner dans les urnes ! En cas d’empêchement, pensez à nous faire parvenir une procuration.

Raphaëlle Vaginay Régis Baschung Carole Haeberle Bernard Goetschy Marie Hartmann.      

http://projetdemocrate68.unblog.fr/

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Sarkozy s'offre un airbus présidentiel

Article publié dans Le Figaro du 18 septembre 2008.

Le chef de l'Etat a commandé un «Air force one», doté de moyens de communication et de sécurité modernes. Le gouvernement, lui, aura droit à deux Falcon 7x.

«Air Force One», du nom de l'avion présidentiel américain, c'est le titre qui revient dans toute la presse jeudi pour évoquer le dernier investissement de l'Elysée. La présidence de la République a annoncé mercredi soir la commande, par le ministère de la Défense, de trois nouveaux avions gouvernementaux : deux petits appareils Falcon 7x de Dassault Aviation (1) et un Airbus A330 d'occasion.

 

L'acquisition de ces trois appareils, effectuée dans la plus grande discrétion, a été révélée mercredi par La Dépêche du Midi. L'Elysée a confirmé l'information dans la soirée. Selon La Dépêche, l'A330, qui devrait essentiellement servir à Nicolas Sarkozy, sera entièrement réaménagé et rééquipé par l'entreprise Sabena Technics, située à Mérignac, près de Bordeaux.

 

Les Falcon Tx, triréacteurs à réaction haut de gamme, d'une capacité d'une vingtaine de places, sont destinées à remplacer les deux Falcon 900 et les quatre Falcon 50 utilisés jusqu'ici par le gouvernement et dont certains datent d'une vingtaine d'années. La flotte devrait être complétée «dans les six ans» par quatre autres appareils, sans doute des Falcon 2000, indique l'Elysée.


Un Airbus d'occasion

Quant à l'Airbus A 330-200, il s'agit d'un appareil d'occasion, actuellement propriété d'Air Caraïbes et immatriculé F-OPTP, selon le blog du spécialiste Défense de Libération,  Jean-Dominique Merchet . Cet appareil récent (le modèle a été lancé commercialement en 1994, cet appareil daterait de 2004) est un long-courrier de grande capacité, capable de parcourir 12.500 kilomètres. L'achat d'un avion d'occasion permettra à la présidence d'en disposer plus rapidement que s'il avait été commandé neuf à Airbus.

 

Le précédent avion présidentiel, un Airbus A319CJ acquis en 2002 (la flotte gouvernementale en compte deux exemplaires), n'avait qu'un rayon d'action de 7.200 kms et obligeait à faire des escales pour aller, par exemple, en Inde. L'A330 offre en outre une capacité double en terme de passagers.


Une centaine de millions d'euros pour renouveler la flotte


On ne connaît pas les dispositions exactes qui seront rajoutées à l'appareil, et la Sabena Technics s'avère très difficile à joindre jeudi matin. On peut cependant imaginer que l'appareil disposera de moyens de communications sécurisés, d'une chambre à coucher et d'une salle de bains (comme sur l'actuel A319), voire de système de sécurité, comme des leurres anti-missiles.

 

A l'heure où «les caisses sont vides», comme l'expliquait le chef de l'Etat en février dernier, l'Elysée insiste sur la nécessité de ces achats. La flotte actuelle, «vieillissante» (le plus vieux Falcon gouvernemental a plus de 30 ans), causerait «une explosion des coûts de maintenance et d'exploitation», assure la présidence. Les vieux appareils seront d'ailleurs revendus d'occasion.

 

Le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais les spécialistes du secteur parlent de 100 à 300 de millions d'euros, qui serraient payés par le ministère de la Défense. De quoi alimenter la polémique. Le Canard Enchaîné racontait, en février dernier, que Nicolas Sarkozy aurait réclamé un nouvel avion après avoir estimé que le petit moyen-courrier français faisait pâle figure à côté des appareils de ses homologues étrangers. Voilà qui est chose faite.

Samuel Laurent (lefigaro.f) avec AFP.

 

(1). Serge Dassault est propriétaire du Figaro

 

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16 septembre 2008

Raphaëlle Vaginay, candidate à la présidence du Mouvement Départemental du Haut-Rhin

Cher(e)s ami(e)s démocrates,

En 2007, François BAYROU a soulevé un immense espoir en proposant à notre pays une voie nouvelle pour rénover la politique et la démocratie françaises.

Aujourd'hui, nous constatons que les actions menées privilégient les intérêts particuliers de quelques uns au détriment de l'intérêt collectif, que la justice sociale semble absente des réformes, que la dette se creuse. Et que dire de la démocratie sinon qu'elle est malmenée, quand de nombreux parlementaires nous expliquent qu'ils votent en faveur d'une révision constitutionnelle alors même qu'ils la trouvent mauvaise, se réduisant ainsi à des machines à voter complaisantes.

Il est aujourd'hui plus que jamais nécessaire que le Mouvement Démocrate s'affirme, qu'il fasse entendre sa voix, constructive, innovante, humaniste et soucieuse de l'environnement !

 

Considérer la politique comme un outil qui permet d'opposer à la loi du plus fort la loi du plus juste, croire qu'il est non seulement possible mais nécessaire de dépasser les clivages stériles, placer les convictions au cœur de l'action, voilà le fondement même de mon engagement. C'est la raison pour laquelle, comme vous, j'ai adhéré au Mouvement Démocrate. Puis, j'étais candidate aux élections législatives et cantonales pour proposer la démarche de François BAYROU.

 

C'est également la raison pour laquelle je me présente aujourd'hui à vos suffrages en conduisant une liste pour la présidence du Mouvement Démocrate dans notre département.

 

Nous avons de nombreux défis à relever pour créer un mouvement fort et crédible, capable de rassembler largement autour de nos idées, à droite comme à gauche. Je veux rassurer particulièrement tous ceux qui doutent, s'impatientent ou se désespèrent de ne pas être entendus et représentés : nous pouvons tous être acteurs du mouvement, nous pouvons tous nous mettre en mouvement ! Notre diversité est notre force et je m'appuierai sur les motivations et les compétences de chacun.

Ma disponibilité et ma liberté d'action sont votre garantie pour faire vivre un Mouvement Démocrate fort et indépendant, qui ne serait pas perdant en cas d'alliances éventuelles.


Ensemble, je vous propose d'atteindre les objectifs suivants :

•1.   Créer une dynamique au sein du Mouvement départemental. Se « connecter » au Mouvement national, à nos amis du Bas-Rhin et aux démocrates d'Europe. Faire circuler l'information et proposer le débat.

•2.   Créer du lien entre les adhérents Haut-Rhinois et développer le maillage territorial en faisant vivre notre action politique dans toutes nos circonscriptions et tous nos cantons.

•3.   Relayer l'orientation politique d'indépendance du parti et veiller à ce qu'elle soit appliquée, notamment aux élections. Faire entendre le Mouvement Démocrate auprès des médias, de l'opinion publique et des décideurs. Le positionner comme un acteur politique à part entière dans le Haut-Rhin et en Alsace.

•4.   Créer une force avec le Mouvement jeune pour des actions sur le terrain. Augmenter le nombre d'adhérents.

•5.   Soutenir l'initiative des adhérents, faire émerger les talents, former de nouveaux leaders. Présenter, si possible, des candidats à toutes les élections.

 

Avec François BAYROU, proposons le projet démocrate à nos concitoyens du Haut-Rhin. Avançons ensemble !

Raphaëlle VAGINAY, Conseillère nationale

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08 septembre 2008

Interview de François Bayrou dans Libération : «Le Président agit comme s'il n'avait pas de comptes à rendre»

Interview publiée dans Libération le 4 septembre 2008.

"François Bayrou ouvre demain l'université d'été du Modem qui se tiendra jusqu'à dimanche à Cap Estérel (Var). Il dénonce «les abus devenus monnaie courante» de la présidence de Nicolas Sarkozy." Retrouvez l'intégralité de l'interview de François Bayrou dans Libération en cliquant sur cet article ou sur le site www.libération.fr

               

Christophe Forcari : Aujourd’hui, le Modem est-il le dernier recours pour les électeurs du Parti socialiste ?

François Bayrou : Evitons les jugements excessifs. Les positions que je défends sont inspirées par une certitude : pour faire un grand pays, dans la crise où nous sommes, il faut qu’il soit juste et respecte les principes d’une démocratie de plein exercice. En France, tout le contraire se déroule sous nos yeux, au grand étonnement de beaucoup de Français. Ils cherchent un recours, se demandent qui résiste et cherchent un autre chemin. C’est au nom de ces personnes que je m’exprime. Je n’oublie pas que, parmi ces Français qui s’inquiètent et parfois se désespèrent, il y en a beaucoup qui sont proches des valeurs et des idéaux de la gauche. Je parle aussi en pensant à eux. Mais je connais beaucoup de gaullistes qui ont un grand désarroi. Ce n’est pas affaire d’étiquette, puisque les dérives touchent des valeurs essentielles de la France. Quant au Parti socialiste, bien sûr, il traverse une crise grave dont chacun peut mesurer l’importance.

CF : Cette crise laisse le champ libre au Modem…

FB : Une analyse superficielle de la crise interne du PS conduirait à penser qu’elle se limite à une affaire de personnes, qu’il y a, en son sein, des "malfaisants», comme a dit l’un d’eux, des rivalités impossibles à maîtriser. A mon sens, ce n’est que la surface des choses. Ce qui est en cause, c’est l’idéologie même du PS, déracinée aujourd’hui de la réalité historique de la société française. Qui parmi les dirigeants socialistes pourraient aller à la télévision pour affirmer que le socialisme constitue l’avenir de la France ? Aucun. C’est ce déphasage idéologique dans un parti où l’idéologie était très importante qui, je crois, explique la crise.

CF : Quelle est l’alternative proposée par le Modem ?

FB : Si j’essaye de comprendre ce que veulent les Français au fond, je pense qu’ils veulent simplement une société humaniste. En politique, je ne connais pas de meilleur mot pour traduire ce mot «humaniste» que «démocrate». Alors, il faut en dire les principes. D’abord, mobiliser tous les moyens pour rendre la société française plus créative, non seulement en termes d’entreprises mais aussi dans le domaine de la recherche et celui de la culture. Ensuite, il faut que cette société soit juste. Plus la crise s’accentue, plus il faut d’équité dans les efforts demandés à chacun. Evidemment, l’actuel gouvernement a fait tout le contraire depuis un an et demi. Tous les détenteurs d’un livret, d’une assurance-vie ou d’un bien immobilier loué participeront au financement du RSA [revenu de solidarité active, ndlr] à l’exception des 300 000 foyers fiscaux les plus fortunés, protégés par le prétendu bouclier fiscal. Cette société créative, elle doit être durable, soutenable. Et cette pérennité porte autant sur le patrimoine écologique que sur la solidarité entre générations. Ce n’est pas durable si on transfère aux générations suivantes des charges insupportables, comme des océans de déficits publics. La France doit avoir conscience que ce modèle créatif, juste et durable, c’est une proposition universelle. Ce n’est pas une adaptation au modèle «américain» qui domine la mondialisation. C’est une résistance à cette domination. Et c’est pourquoi la France porte aussi un modèle européen, une certaine idée de l’Europe indépendante et forte. Dieu sait que ces jours-ci, du côté de la Chine ou de la Russie, tout nous montre l’urgence européenne. Enfin, dernier point, cette société doit offrir le visage d’une démocratie de plein exercice, inspirant la plus grande confiance à chaque citoyen.

CF : La France de Nicolas Sarkozy ne l’est pas ?


FB : Elle représente aujourd’hui tout le contraire de la démocratie exemplaire qu’on nous promettait. Regardez l’affaire Tapie. A mon sens, c’est le plus gros détournement d’argent public opéré uniquement sur une décision purement politique. Les auditions qui ont débuté à l’Assemblée nationale l’ont déjà largement montré. Le fichier Edvige est sans exemple dans les autres pays d’Europe. C’est un instrument de violation de la vie privée que l’on met entre les mains de l’exécutif. Sans parler de l’affaire corse, qui montre désormais qu’il existe un délit de lèse-copain de sa majesté comme autrefois le délit de lèse-majesté. Et j’en passe et des meilleures. Ce sont autant d’atteintes sournoises aux règles qui permettent de vivre ensemble en confiance, c’est-à-dire aux principes même de la République. Le président de la République agit comme si le pouvoir n’avait de comptes à rendre à personne, car tel est son bon plaisir.

CF : François Bayrou, premier opposant au chef de l’Etat ?


FB : Je ne fais pas de classement. Quand l’essentiel est en jeu, l’opposition et la volonté de résistance s’imposent comme des devoirs. Ce n’est pas confortable de dire non, c’est une épreuve quotidienne, mais il n’est pas possible de laisser la France devenir un pays où les abus deviennent monnaie courante dans tous les domaines. Mais je crois être entendu, même par des gens qui croyaient à l’existence de véritables gouffres idéologiques entre nous.

CF : Le Modem a-t-il vocation à rassembler les centristes éparpillés ?

FB : Le moment venu, ceux qui sont de bonne foi se retrouveront, je n’en doute pas. Je suis content de voir, par exemple, que dans l’affaire Tapie, comme avant 2007, Charles de Courson [député du Nouveau Centre] et moi défendons le même point de vue. Mais les rassemblements ne doivent pas être des affadissements. Quand l’essentiel est en jeu, il importe de faire des choix tranchés et de réaffirmer ses principes. A ce moment-là, on devient audible.

CHRISTOPHE FORCARI

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05 septembre 2008

Pour Bayrou, le PS n'est plus une alternative crédible

Article publié dans Le Figaro du 02 septembre 2008.

Aux universités d'été du MoDem, samedi et dimanche, l'ancien candidat à l'Élysée dévoilera les «axes» de son projet.

Après trois semaines de vacances passées chez lui dans le Béarn, consacrées à sa famille et à l'écriture d'un livre politique, François Bayrou aborde la rentrée avec un large sourire. «Entre l'état du PS et l'État Sarkozy, ça va bien», glisse, félin, le président du Mouvement démocrate (MoDem), dont la première université d'été se tiendra ce week-end près de Saint-Raphaël au cap Esterel.

 

Sur le Parti socialiste, sa thèse est simple : le PS traverse une crise de fin de cycle. «Aujourd'hui, plus personne au Parti socialiste ne peut dire aux Français que l'avenir c'est le PS. Cette thèse, développée dans les années 1980, est épuisée», estime le troisième homme de la présidentielle de 2007.

 

Le «spectacle» donné par les socialistes le week-end dernier, autour de la succession de François Hollande, le conforte dans sa certitude d'incarner aujourd'hui «l'alternance» politique à laquelle, aspireraient, selon lui, les Français.

 

François Bayrou, que certains dans son propre camp jugent parfois trop autocrate, a toujours considéré qu'un parti politique ne peut réellement peser que s'il possède un véritable leader ou une idéologie politique forte. Notant qu'aujourd'hui le PS ne dispose ni de l'un, ni de l'autre, le député du Béarn admet donc sans difficulté que «ce qui [ lui] aurait davantage posé de problème, en termes de concurrence, c'est que le PS ait réglé son problème de leadership». Or, «là, on le voit, la guerre va continuer», observe-t-il.

 

 

«Préparer l'alternative»

 

Toute la difficulté pour le président du MoDem, face à cet espace laissé vacant par un PS replié sur lui-même, est donc de savoir s'opposer tout en apparaissant constructif. Le risque en effet, pour lui, serait de s'enfermer dans un rôle de simple contestataire. Un habit déjà revêtu, sur sa gauche, par le leader de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot.

 

Conscient, donc, que c'est plus sur ses propositions que sur une simple dénonciation de l'action gouvernementale, qu'il sera jugé, François Bayrou révélera ce week-end, à l'occasion de son université d'été, les «grands axes» de son projet pour préparer «une alternative». Jean Peyrelevade, l'ancien patron du Crédit lyonnais et ami de Pierre Mauroy, parlera de l'«économie sociale». Corinne Lepage, ancienne ministre de Juppé, ou encore Jean-Luc Bennahmias, d'écologie. Marielle de Sarnez devrait quant à elle intervenir sur l'Europe, tandis que le général Philippe Morillon parlera de politique internationale. À noter encore la présence de «grands témoins», tels que la juge franco-norvégienne Eva Joly ou encore le journaliste Jean-François Kahn, dont les noms sont cités comme candidats possibles du parti centriste aux européennes de juin prochain.

 

En attendant d'en dire plus sur son projet, François Bayrou, qui a déjà été deux fois candidat à l'élection suprême, se dit prêt à assumer «la responsabilité de celui qui s'oppose sur le fond».

 

Ainsi, cet été, il a ouvert «plusieurs fronts». D'abord à propos de l'«affaire Tapie», où, selon lui, le contribuable aurait été abusé. Puis sur le RSA, que «les classes moyennes vont payer». Ou encore, pas plus tard que mardi, à propos de la mise en place du fichier de police Edvige, concernant les personnes ayant exercé un mandat public. Sans oublier les sanctions contre le coordinateur des forces de sécurité en Corse, suite à l'occupation par des nationalistes de la maison de l'acteur Christian Clavier. «Autrefois, nous connaissions le crime de lèse-majesté. Aujourd'hui, nous avons le crime de lèse copain de majesté», dit-il.

Rodolphe Geisler.

Posté par Landskron à 10:42 - MoDem - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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