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A quelques semaines d'une élection cruciale pour l'avenir de la construction européenne, le Parti Démocrate Européen s'est réuni hier à Rome pour se ranger en ordre de bataille. Le PDE, rejoint par trois nouveaux membres : l'UDI (France), le Forum National (Croatie) et le Mouvement pour une Slovaquie démocratique, entend affirmer la nécessité pour « les peuples de se réapproprier l'Europe ».

La secrétaire générale du PDE Marielle de Sarnez a rappelé que « le PDE a une grande responsabilité pour lutter contre le populisme et les démagogues ». Le positionnement clairement pro-européen du PDE, sa vision d'une Union européenne se concentrant sur les questions fondamentales et non plus sur l'accessoire, sa conviction que l'intégration européenne est un choix de souveraineté, sont autant d'éléments qui structurent désormais le débat européen. La seule réponse à la montée du nationalisme et du populisme est une Europe unie, efficace et démocratique. Le président l'UDI, Yves Jégo, « entre ceux qui veulent sortir de l'Europe et ceux qui ne savent pas quoi faire de l'Europe, il y a nous, les Européens, qui aimons l'Europe et croyons en l'Europe ». 

C'est sur cette base que le Conseil du PDE se félicite de l'adhésion de nouveaux membres en provenance de toute l'UE. Concernant la France, il s'agit de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI), lequel présente des listes communes avec le MoDem, membre fondateur du PDE, pour l'élection européenne. Ont également adhéré le Mouvement pour une Slovaquie démocratique (SDS) et le nouveau parti centriste croate Forum National. La sénatrice UDI de Paris Chantal Jouanno a salué « l'esprit combattif » avec lequel le PDE porte sa campagne, en soutien au candidat Guy Verhofstadt pour la présidence de la Commission européenne.

Lors du débat de politique générale, les délégués du PDE se sont particulièrement inquiétés de la situation ukrainienne. Toutes les solutions institutionnelles doivent être examinées pour permettre à ce pays de retrouver un consensus national, en dehors de toute pression étrangère et notamment russe. Cette crise ukrainienne interpelle aussi l'Europe sur son indépendance énergétique et doit être l'occasion pour l'UE de mettre en œuvre une Communauté européenne de l'énergie, reposant entre autres, sur les énergies renouvelables et de nouvelles infrastructures d'interconnexion transfrontalière.