Militant Haut-Rhinois du MoDem

Blog qui souhaite diffuser les idées du Mouvement Démocrate dans le Haut-Rhin

03 août 2009

Sarkoland: l'usine à bobards marche plein pot

117ème semaine de Sarkofrance. Après les sondages, la chaîne histoire, le président surmené, la Poste en voie de privatisation, la carte électorale sur-mesure, la taxe carbone, le vrai coût de la libération des infirmières bulgares, la plainte de Sarkozy annulée, l'impunité judiciaire d'un ami du Château. Bonnes vacances Monsieur le Président!

Sarkoland: l'usine à bobards marche plein pot

Pour sa 117ème semaine à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a découvert que le travail pouvait être mauvais pour la santé. Situation cocasse pour le chantre du « Travailler plus »! Dimanche dernier, la France s'est arrêtée de respirer, l'espace de quelques heures. Le Monarque avait flanché lors d'un jogging dans les bois du Chateau de Versailles. On nous a expliqué qu'il était « surmené ».

Le travail peut nuire à la santé
Frédéric Lefebvre n'a pas conseillé à Nicolas Sarkozy de travailler pendant son arrêt maladie. Le prolixe porte-parole de l'UMP, qui a perdu son mandat de député il y a peu, avait suggéré d'autoriser les salariés en congés pour maladie à poursuivre leur activité à domicile. L'idée avait été rapidement retoquée. Pour Nicolas Sarkozy, son « coup de pompe » à Versailles lui a valu un transport express en hélicoptère à l'hôpital militaire du Val de Grâce, 24 heures d'examens médicaux intensifs et l'annulation totale de tous ces déplacements et réunions prévus lundi et mardi. On a peine à croire que l'accident fut bénin. Les proches du président ont eu peur. Mais du malaise au martyr, il n'y eut qu'un pas, aisément franchi.

La communication élyséenne a été réactive, opaque et schizophrène
. Réactive car dès 15 heures et quelques minutes, un communiqué laconique de l'Elysée informait la France du malaise présidentiel; opaque car l'Elysée n'a fourni que le lendemain de premières explications (« un malaise lipothymique »). Schizophrène, car les services présidentiels ont tenté de concilier l'assurance que le malaise était bien bénin malgré la surenchère de moyens médicaux et de précautions déployés.

Surtout, l'Elysée a habilement retourné cet accident. On a vendu l'image d'un président « surmené », « éprouvé  » par une année chargée et son « activisme » légendaire. Le « story-telling » est à l'oeuvre. Dimanche soir, l'Elysée innove: peu avant les journaux radio-télévisés de 20 heures, Franck Louvrier, le conseiller en communication du Président a transmis aux médias le « prêt-à-raconter » des évènements de la journée. Tout ça pour un coup de chaleur lors d'un jogging par 30 degrés à l'ombre !

Quoiqu'il en soit, le mythe du président hyper-actif qui dompte les éléments, y compris sa propre santé physique, a vécu. Nicolas Sarkozy doit maintenant trouver comment positiver la réalité de son âge, et l'abandon du mythe du président « jeune », « sportif ». Il a 54 ans, point barre. Vendredi, on a même appris qu'il allait devenir grand-père. « Papi  » a même reçu 4000 boîtes de chocolats à l'Elysée d'admirateurs transis d'inquiétude.. Comme sur les terrains politique et économique, la réalité reste le pire ennemi de la communication sarkozyenne.


Sarkoland: l'usine à bobards marche plein pot

Les ministres ne chôment pas
Profitant de cette absence présidentielle inattendue, les ministres n'ont pas chômé. Mardi, Christine Lagarde a dressé un rapide bilan de sa Loi de Modernisation de l'Economie, votée il y a un an. A l'entendre, la France n'est plus en crise: 182 000 auto-entrepreneurs, des créations d’entreprise en hausse de 60 %, la "résistance" de la consommation des ménages, etc... Elle se félicite même d'une baisse de l'inflation, les prix des produits de grande consommation ayant baissé de 0,65 % depuis décembre 2008 . la ministre oublie sans doute que la crise a failli nous faire tomber en déflation, et qu'une mesure récente, la baisse de la TVA sur la restauration, n'a toujours pas produit d'effet concluant dans nos assiettes... Anachronique comme toujours, Mme Lagarde s'est aussi réjouie des 23 813 opérations de soldes « libres » organisées depuis un an. Les commerçants indépendants ne l'entendent pas de cette oreille, fustigeant l'échec des soldes d'été, qui se sont clôturées mardi: étaler les soldes tout au long de l'année détruit les marges et n'a jamais augmenté le pouvoir d'achat.

La ministre a pu également commenté les fausses bonnes nouvelles du chômage : 33 000 chômeurs ne se sont pas réinscrits à pôle emploi. Le nombre total de demandeurs d’emploi, toutes catégories confondus, a encore progressé, pour atteindre 3.634.800 personnes (+18,7% sur un an, et + 9000 personnes par rapport à mai 2009). Son collègue du ministère du Travail, Xavier Darcos, est franchement pessimiste pour la fin de l'année. Les 650 000 chômeurs suppléme,taires seront dépassés. Ce triste constat s'est complété d'une annonce de l'iNSEE: en France, on dénombre 8 millions de pauvres, soit 13% des ménages français. Entre 2004 et 2007, plus de 500 000 personnes sont tombés sous le seuil de pauvreté. C'est l’un des bilans de la droite classique au pouvoir depuis 2002. Le taux de pauvreté remonte depuis ... 2003. Bizarrement, Nicolas Sarkozy a reporté sine die son grand chantier sur le partage des richesses.

Mercredi, on parlait démantellement des services publics. Christian Estrosi a défendu la réforme de la Poste, un changement de statut qui prépare l'ouverture du capital, et, sans doute, la privatisation à terme de l'établissement public. Le gouvernement tente de rassurer une opinion plus que réticente. Rien n'y fait. Surtout, il se garde bien de rendre possible l'organisation d'un référendum d'initiative parlementaire et populaire. Cette possibilité, l'une des rares mesures démocratiques de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, n'a toujours pas été traduite, un an après, dans une loi organique.

Alain Marleix, le discret secrétaire d'Etat à l'Intérieur, a dû présenter la future carte électorale, mercredi en conseil des ministres. Le Conseil d'Etat lui a donné raison sur l'essentiel. Au total, 33 circonscriptions seront supprimées, dont 18 actuellement tenues par la gauche. Et les Français de l'étranger, qui ont toujours voté majoritairement à droite à chaque élection présidentielle depuis 1965, héritent de 11 députés. La gauche crie au scandale.
Mercredi encore, l'attention s'est aussi portée sur la taxe carbone : Michel Rocard rendait sa copie, le rapport d'une commission d'experts sur cette contribution «Climat-Energie». L'unanimité est de façade sur le bel objectif de réduire la pollution générée par la consommation d'énergies fossiles. A y regarder de plus près, les divergences sont nombreuses. A droite, certains se préparent à vider de son sens cette proposition inédite. On critique son niveau (32 euros par tonne de CO2), on évite la question sociale, on laisse les lobbies industriels s'indigner. A gauche, on s'inquiète donc que cette taxe ne tienne pas compte des revenus les plus modestes. Borloo l'a promis, mais Christine Lagarde - encore elle - a refusé d'entériner une compensation intégrale, se contentant de promettre que le niveau général des prélèvements obligatoires en France ne sera pas augmenté. Les écologistes souhaitent que l'électricité soit également taxée, au motif que chaque surconsommation d'électricité conduit EDF à puiser dans ses centrales à charbon pour faire face à la demande, et que l'énergie nucléaire est sous-tarifée en France.

Les casseroles de Sarkofrance
L'ampleur médiatique donnée au malaise « lipothymique » du président a permis de cacher certaines casseroles de Sarkofrance. Ces derniers jours furent pourtant riches en révélations. On n'avait d'abord pas fini de commenter l'affaire des sondages manipulés par la Présidence de la République. Divers articles ont toutefois détaillé l'importance de la manipulation, reprenant un à un les différents sondages publiés l'an passé, aux questions complaisantes et à l'agenda sarko-compatible. Depuis deux ans, les Français sont abreuvés de sondages dont les questions, pour une soixantaine d'entre eux d'après la Cour des Comptes, ont été financées par l'Elysée. Voici comment le chef de l'Etat manipule le débat public.
Mardi soir, un court article du Monde révélait que Patrick Buisson, le consultant à 1,5 millions d'euros de l'Elysée et par ailleurs directeur d'une petite chaîne thématique (Histoire), avait convaincu le ministère de la Culture d'acheter certaines de ses émissions et de parrainer sa chaîne à 3 reprises entre 2008 et 2009, le tout pour 270 000 euros. Pour une chaîne qui culmine à quelques dizaines de milliers de téléspectateurs en part d'audience moyenne, cela fait cher l'achat d'espace publicitaire pour une mention aux génériques !
Jeudi, les deux dirigeants d'Opinion Way ont répondu aux attaques des précédents jours dans«  l'affaire des sondages de l'Elysée » : il y a 15 jours, la Cour des Comptes révélait dans un rapport sur les dépenses de l'Elysée qu'un cabinet de conseil (depuis identifié comme étant Publifact, créé et géré par Patrick Buisson ), avait déboursé pour le compte de la Présidence de la République 392 000 euros au titre des baromètres mensuels « Politoscope » réalisés par OpinionWay. Hugues Cazenave et Denis Pingaud, président et vice-président dudit institut, ont expliqué jeudi que l'Elysée était un client marginal (3% du chiffre d'affaires de leur entreprise), et que leurs sondages n'étaient pas trafiqués. Ils ont surtout soigneusement évité de répondre aux questions qui fâchent : est-il normal, et moral, d'avoir caché que l'Elysée finançait une soixantaine de sondages publics (dont les trente « Politoscopes » réalisés par Opinion Way) ? Est-il normal, et moral, que l'Elysée manipule ainsi le débat public ? Reste que les deux sondeurs confirment une information embarrassante pour Sarkozy: Publifact refacturait leurs sondages à l'Elysée environ le double du montant payé à Opinion Way.
La semaine dernière, les médias français ont aussi négligé une belle information : le nouveau premier ministre bulgare a accusé son prédécesseur d'avoir payé 72 millions de dollars pour libérer les infirmières bulgares en juillet 2007. A l'époque, Cécilia Sarkozy était allée les chercher en Libye pour les ramener en Bulgarie, tandis que son mari Nicolas célébrait ce succès diplomatique. Quelques mois plus tard, il avait fallu accueillir en grandes pompes le colonel Khadafi à Paris, un jour de décembre 2007, et lui promettre une centrale nucléaire en dédommagement. On apprend donc maintenant que le leader libyen aurait également touché plusieurs dizaines de millions d'euros. Voici qui écorne sérieusement le mythe du talent diplomatique de l'hyper-président !
Mercredi, autre affaire: l'Elysée cherche à faire annuler une décision de justice qui constitue une fâcheuse jurisprudence. Depuis septembre 2008, Nicolas Sarkozy était partie civile contre des présumés pirates de son compte bancaire. Le tribunal de grande instance de Nanterre a déclaré les accusés coupables, sauf pour les comptes présidentiels: le TGI a en effet décidé de «surseoir à statuer» sur cette plainte, en argumentant noir sur blanc que le jugement ne serait pas équitable : il y aurait, selon la juge de Nanterre, « atteinte au principe de l’égalité des armes » : primo, l’article 67 de la nouvelle Constitution accorde une totale immunité au Président de la République, et, deuxio, ce dernier est "« juge et partie » car il préside le Conseil Supérieur de la Magistrature qui décide de la carrière des juges. Selon Libération, L'Elysée cherche à faire annuler cette décision. En septembre, se profile le procès Clearstream. Sarkozy n'a pas envie que les juges s'appuient sur cette décision pour s'abstenir de se prononcer...

Le lendemain, le site Mediapart révèle qu'un proche du chef de l'Etat n'aurait pas été inquiété par la justice malgré des menaces de mort proférées à l'encontre du présumé coupable de violences contre l'un de ses collaborateurs. Robert F. Agostinelli - c'est son nom - est cet ami qui a accueilli Nicolas Sarkozy dans sa demeure de Wolfeboro, dans le Massachusetts aux Etats Unis, pour ses premières vacances de président en août 2007.
Il est vraiment temps de partir en vacances. Nicolas Sarkozy s'est donc envolé, dès mercredi. Trois semaines de repos au Cap Nègre, où il espère ne pas être dérangé par une nouvelle crise internationale, une explosion de grippe A ou des salariés licenciés menaçant de faire sauter leur outil de travail. Mais au Cap Nègre, il retrouvera d'encombrants riverains, et leur problème de tout-à-l'égoux que la copropriété ne veut pas financer... Petite consolation, le nouveau préfet, nommé grâce à la mutation express de son prédécesseur le 5 juin dernier, sera peut être plus conciliant.

Ami sarkozyste, où pars-tu en vacances ?

Retrouvez les articles de Juan

Retrouvez les dessins de Rodho   et de Louison

Dimanche 02 Août 2009

Juan - blogueur associé -

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01 juin 2009

Parturientes, malades: tous des feignasses!

Frédéric Lefebvre est prêt à tout pour casser le système de protection sociale que nous envient tant les étrangers. Il a des convictions... Tuer la sécurité sociale en creusant son déficit, et prétexter son déficit pour s'attaquer aux acquis sociaux.

(Capture d'écran : Dailymotion - Radio FG - http://www.radiofg.com/)

Malade ou accidenté ? En congé maternité ? Au boulot ! et plus vite que ça…. Le titre de Marianne2 résume la philosophie du projet : Lefebvre veut généraliser la jurisprudence Dati. Il me semblait évident, à l’époque pas si lointaine – le début de cette année – où Rachida Dati, à peine accouchée, était allée à l’Elysée pour travailler, que c’était un mauvais coup pour toutes les femmes et que cela servirait à remettre en question leur droit à un congé-maternité plein et entier.   

Bingo ! Et que l’on ne nous fasse surtout pas croire que cette idée est sortie toute armée du chapeau de Frédéric Lefebvre : le manque de matière grise en état de fonctionner rend cette idée tout à fait rédhibitoire. C’est un nouveau ballon d’essai – avec son inévitable cortège de «COUAC-COUAC» et l’habituelle séance de rétropédalage accéléré devant le tollé général - de la «Maison Sarko»… Rouleau-compresseur écrasant - tel Attila - les derniers acquis sociaux : rien ne doit repousser ! Puissent les élections européennes être le prélude à une défaite digne des Champs Catalau-niques…le 7 juin 2009.

Encore une régression – après le travail dominical - sous couvert de «volontariat»… Tu parles ! Point n’est besoin d’être grand clerc pour subodorer les diverses «pressions» exercées par l’employeur… elles existent déjà, ai-je lu à plusieurs reprises : on demande tout bonnement au salarié de reprendre son travail avant le terme du congé-maladie ou de ne pas s’arrêter nonobstant un certificat médical d’arrêt de travail en bonne et due forme. L’arrêt-maladie devient un quasi délit. 

Imaginez le cas de figure - de moins en moins rare dans «l’entreprise barbare» ! - où le salarié soumis à du harcèlement moral voire physique ou tout simplement «placardisé», en pleine dépression, va trouver son médecin qui trouve tout à fait justifié de prescrire un arrêt de travail… L’employeur qui souhaite le plus souvent s’en débarrasser à bon compte, lui demandera de travailler à son domicile. Un refus sera bien évidemment un casus belli supplémentaire… A supposer qu’il reprenne le travail, bonjour l’ambiance !

Mais cet amendement va encore nettement plus loin – l’enfer n’est-il pas «pavé de bonnes intentions» ? - et préfigure l’atomisation des salariés. La généralisation du télétravail est quasi le retour au «travail à domicile» d’antan. Des salariés sans lien entre eux, soumis à la loi du patron, les syndicats atomisés ou absents. On l’a bien vu avec les entreprises de feue la «nouvelle économie» dont on nous a rebattu les oreilles ad nauseam avant le krach de 2000 : licenciés par mail ou SMS.

Il faut en effet en lire l’exposé sommaire de l’amendement : «L’objet de cet amendement est de permettre aux salariés qui en feraient la demande de maintenir une activité par la voie du télétravail dans certains cas où leur contrat est normalement suspendu : congé consécutif à une maladie ou un accident, congé maternité, congé parental d’éducation ou congé de présence parental. L’intérêt de la poursuite du contrat de travail est évident pour le salarié à qui elle permettrait, au minimum de maintenir sa rémunération, à nombre d’heures de travail effectuées équivalent. L’employeur pourrait également être incité à encourager le passage au télétravail en se voyant offrir une réduction des charges sociales, financées par les économies réalisées par la caisse d’assurance maladie qui n’aurait plus à verser d’indemnités au télétravailleur.».

J’oserais rappeler à Frédéric Lefebvre que nous apprenions il y a quelques jours que le «trou» de la Sécu s’élèverait au bas mot à 10 milliards d’euros… Je ne saurais dire s’il intègre les sommes que doit l’Etat au titre des - déjà fort nombreuses - exonérations de charges et qu’il rembourse fort rarement sinon jamais malgré des promesses, évidemment non tenues… 

Or, notre génial député ne trouve rien de mieux que de dilapider l’argent de la Sécu dans de nouvelles exonérations de charge ! Ensuite de quoi les malades doivent payer une franchise sur les médicaments… Qu’il arrête de nous prendre pour des cons et de se foutre de notre gueule ! 

Je ne saurais dire si Frédéric Lefebvre a déjà travaillé – vraiment – dans sa vie. C’est quand même une petite perle : «L’intérêt pour le salarié de maintenir au minimum sa rémunération». Sans doute ne sait-il pas que la loi du 19 janvier 1978 sur la «mensualisation» des salaires, accorde un droit au maintien du salaire en cas de maladie ou d’accident du travail.

«Hors de l’entreprise point de salut» !… Les congés de toute nature semblent devoir être mis hors la loi. Il ne restera qu’à supprimer les congés-payés et le retour au XIXe siècle sera parfait.

La commission des affaires sociales de l’Assemblée a rejeté l’amendement. Mais qu’importe : Frédéric Lefebvre a de la suite dans les idées. Il compte bien le réintroduire lors de l’examen de la loi dans l’hémicycle… «J’ai des convictions» ! dit-il. Certes, et très réactionnaires. Il reste à se demander si la majorité UMP rejettera l’amendement comme certains le pensent ou si, au contraire, il rencontrera l’assentiment d’un nombre suffisamment important de députés pour être adopté…

Qu’inventera Frédéric Lefebvre contre les nombreux salariés qui ne peuvent travailler chez eux ? Les infirmières, les employés du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, etc.. ? Il apportera sans doute le mur au pied du lit du maçon…

Nota bene : J’apprends ce matin que Frédéric Lefebvre retirait son amendement… Nul doute que lui aussi « porte » une réforme chère à Nicolas Sarkozy et que celui-ci - obstiné asinien - ne revienne à la charge comme après chaque échec. D’autant qu’il n’est que le « petit télégraphiste » ou - au choix - le VRP de l’ultralibéralisme et du Medef. Wait and see. 

Jeudi 28 Mai 2009

Lait d'Beu - Blogueur associé

Source :

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22 mai 2009

Le Nouveau Centre "se mouille" pour les élections européennes du 7 juin

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Le 16 mai 2009 Hervé Morin et les militants du Nouveau Centre ont plongé dans le lac d'Annecy pour lancer la campagne de ce parti aux élections européennes. "On est profondément européen, donc on se mouille" déclara fièrement notre téméraire ministre de la défense.

L'affirmation illustre de manière édifiante le courage politique de cette formation aux ordres de l'UMP. En effet, le courage aurait consisté à présenter des listes indépendantes aux élections du 7 juin. Au lieu de quoi, les dirigeants du Nouveau Centre ont préféré faire des listes communes avec le parti présidentiel. Pour prix de leur allégeance, ils ont obtenu trois candidats en position éligible.

Pitoyable....

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03 mai 2009

Quand Nicolas Sarkozy se compare au Général de Gaulle

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24 avril 2009

Bachelot chante, l'hôpital déchante

Alors que sa réforme Hôpital, Patients, Santé, Territoires est sur le point de passer en débat au Parlement, Roselyne Bachelot court de plateau en interview pour s'épancher sur la peine que lui causent les Guignols ou la Star Ac. Est-ce vraiment le rôle d'une ministre de la Santé ?



Roselyne pleure, Roselyne rit, Roselyne chante...  Si Roselyne Bachelot apparaît ces derniers temps dans les pages actualité des sites Internet, ce n'est pas pour son rôle dans le projet de loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires, mais pour un one-woman show remarqué.

Blessée par les Guignols, elle en oublie l'appel des 25
Le 17 avril, invitée dans l'émission de France 3 Comme un vendredi, Bachelot a écarquillé ses grands yeux mouillés pour dire le mal que lui avaient fait les Guignols, en créant sa marionnette de ménagère de moins de 50 de Q.I.  : «je dois manquer de sens de l'humour, s'est-elle excusée. Parce que, ça fait de la peine à mon entourage, parce que les gens qui m'aiment en sont blessés, parce que ça détruit une image auprès de mes proches...»

La ministre «horriblement blessée» se drape dans son costume de mère et cite alors son fils : «tu sais maman, derrière ça, il y a le désir de faire mal et en étant blessé par ça, tu vas dans leur jeu !» On imagine le soulagement des rédacteurs de l'Appel des 25 qui demandent des Etats généraux de l'hôpital pour se prémunir contre les effets jugés nocifs de la réforme Bachelot : Roselyne est ouverte à toutes les suggestions !


La ministre regarde la Nouvelle Star par devoir
Au cours de cette émission, on apprendra que la ministre chante juste, qu'elle aime le Gin Tonic et autres détails... Des précisions qu'apprécieront les opposants au projet de loi contre les Open Bar commandé par Roselyne Bachelot.

Une semaine plus tôt, dans TV Magazine, elle s'épanchait au sujet de sa consommation de programmes de télé réalité, expliquant regarder la Nouvelle Star et Star Academy «par devoir» : «Comme ce type d'émission passionne des millions de gens, cela dit forcément des choses sur la société, et, compte tenu de mes fonctions, je ne peux pas passer à côté.» Apprend-ton vraiment si bien à connaître les Français en regardant la Nouvelle Star et la Star Ac ? On se demande dans ce cas qui est dans la caricature...


Marianne2 Mardi 21 Avril 2009

Sylvain Lapoix

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18 avril 2009

Bayrou n'écrira finalement pas tout ce qu'il pense de Veil

Par Ludovic Vigogne, publié dans L'Express le 15/04/2009.

François Bayrou avait écrit quelques pages bien senties consacrées à Simone Veil. Elles devaient figurer dans Abus de pouvoir. Elles n'y seront pas. Le leader du Modem n'a en revanche pas loupé Alain Minc et Bernard Tapie.

Finalement, il les a retirées. François Bayrou avait écrit quelques pages consacrées à Simone Veil, où il avait, à l'en croire, bien réussi à exprimer ce qu'il avait sur le coeur. Elles devaient figurer dans Abus de pouvoir. Elles n'y seront pas. Le président du MoDem n'a pas voulu "distraire", dit-il, l'attention du lecteur avec "une querelle qui n'est pas agréable". Il n'a pas osé non plus répondre à une femme qui ne le ménage pas, mais qui reste intouchable.

"Un jour, je dirai à Simone Veil: 'Vous avez mis votre crédibilité, votre combat pour l'avortement, la mémoire de la déportation, tout cela, pour faire élire ce type !'" promettait-il il y a un an. Présidente du comité de soutien de Nicolas Sarkozy, l'ex-ministre de la Santé n'avait pas épargné le candidat du MoDem pendant la présidentielle de 2007. "Bayrou, c'est pire que tout", avait-elle déclaré. Ou encore: "Il n'a pas la carrure d'un président." Depuis les européennes de 1989, où celui-ci fut le directeur de la campagne de celle-là, les deux centristes ont des relations exécrables: Simone Veil le soupçonne d'être à l'origine de son échec.

En revanche, le député des Pyrénées-Atlantiques a laissé quelques pages, qu'il promet bien senties, sur Bernard Tapie et Alain Minc. L'essayiste et financier, très proche du chef de l'Etat, l'a récemment qualifié de "Le Pen light". Jusqu'au début des années 2000, les deux hommes étaient pourtant proches, petit-déjeunant parfois le dimanche matin au Roussillon, un établissement du VIIe arrondissement de Paris .

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20 janvier 2009

Sarkozy a été un «député fainéant»

Article publié dans le journal Libération du 14 janvier 2009.

Nicolas Sarkozy, qui a raillé la semaine dernière les «rois fainéants», sans citer nommément Jacques Chirac, a été un «député fainéant», a affirmé mercredi le député René Dosière (app. PS), spécialiste du budget de l’Elysée.

«Lui en tout cas a été un député fainéant. En tout et pour tout, il a parlé moins d’une heure dans l’hémicycle pendant les 12 années où il a été député mais il a été payé à temps complet!», a déclaré à l’AFP l’élu de l’Aisne.

«Les compromis, l’écoute de l’autre, on comprend mieux pourquoi il ne sait pas faire: il n’a pas la culture du député. Il a peu d’expérience législative donc il n’apprécie pas que le Parlement discute librement. Il ne comprend pas les procédures», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué ironiquement intitulé «Les exploits parlementaires de Nicolas Sarkozy», M. Dosière indique que le chef de l’Etat n’a pas siégé 20 ans à l’Assemblée nationale comme il l’avait affirmé lors des voeux aux parlementaires mais seulement «12 ans», sur les périodes 1988-1993 et 1995-2002.

En réalité, M. Sarkozy a été député des Hauts-de-Seine deux mois et demi supplémentaires, entre le 13 mars et le 2 juin 2005, date à laquelle il était devenu numéro deux du gouvernement Villepin.

Durant ces années, poursuit M. Dosière, il n’a participé à «aucun débat parlementaire», «n’a déposé aucun amendement» et «sa présence à l’Assemblée se résume à 10 interventions brèves: deux questions au gouvernement, soit quatre minutes, huit interventions de cinq à dix minutes, soit au total moins d’une heure de parole en 12 ans de vie parlementaire!».

«Pendant de nombreuses années, en 1988, 1991, 1992, 1993, 2000, 2001, 2002, on ne trouve aucune trace de sa présence à l’Assemblée. C’est dire à quel point son expérience parlementaire est faible, pour ne pas dire plus», souligne-t-il.

«Si chaque député prenait exemple sur lui, alors l’Assemblée nationale deviendrait inutile», ironise-t-il avant de lancer: «pour parodier Clemenceau, gloire aux députés qui parlent, honte aux députés qui se taisent».

(Source AFP)

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19 septembre 2008

Sarkozy s'offre un airbus présidentiel

Article publié dans Le Figaro du 18 septembre 2008.

Le chef de l'Etat a commandé un «Air force one», doté de moyens de communication et de sécurité modernes. Le gouvernement, lui, aura droit à deux Falcon 7x.

«Air Force One», du nom de l'avion présidentiel américain, c'est le titre qui revient dans toute la presse jeudi pour évoquer le dernier investissement de l'Elysée. La présidence de la République a annoncé mercredi soir la commande, par le ministère de la Défense, de trois nouveaux avions gouvernementaux : deux petits appareils Falcon 7x de Dassault Aviation (1) et un Airbus A330 d'occasion.

 

L'acquisition de ces trois appareils, effectuée dans la plus grande discrétion, a été révélée mercredi par La Dépêche du Midi. L'Elysée a confirmé l'information dans la soirée. Selon La Dépêche, l'A330, qui devrait essentiellement servir à Nicolas Sarkozy, sera entièrement réaménagé et rééquipé par l'entreprise Sabena Technics, située à Mérignac, près de Bordeaux.

 

Les Falcon Tx, triréacteurs à réaction haut de gamme, d'une capacité d'une vingtaine de places, sont destinées à remplacer les deux Falcon 900 et les quatre Falcon 50 utilisés jusqu'ici par le gouvernement et dont certains datent d'une vingtaine d'années. La flotte devrait être complétée «dans les six ans» par quatre autres appareils, sans doute des Falcon 2000, indique l'Elysée.


Un Airbus d'occasion

Quant à l'Airbus A 330-200, il s'agit d'un appareil d'occasion, actuellement propriété d'Air Caraïbes et immatriculé F-OPTP, selon le blog du spécialiste Défense de Libération,  Jean-Dominique Merchet . Cet appareil récent (le modèle a été lancé commercialement en 1994, cet appareil daterait de 2004) est un long-courrier de grande capacité, capable de parcourir 12.500 kilomètres. L'achat d'un avion d'occasion permettra à la présidence d'en disposer plus rapidement que s'il avait été commandé neuf à Airbus.

 

Le précédent avion présidentiel, un Airbus A319CJ acquis en 2002 (la flotte gouvernementale en compte deux exemplaires), n'avait qu'un rayon d'action de 7.200 kms et obligeait à faire des escales pour aller, par exemple, en Inde. L'A330 offre en outre une capacité double en terme de passagers.


Une centaine de millions d'euros pour renouveler la flotte


On ne connaît pas les dispositions exactes qui seront rajoutées à l'appareil, et la Sabena Technics s'avère très difficile à joindre jeudi matin. On peut cependant imaginer que l'appareil disposera de moyens de communications sécurisés, d'une chambre à coucher et d'une salle de bains (comme sur l'actuel A319), voire de système de sécurité, comme des leurres anti-missiles.

 

A l'heure où «les caisses sont vides», comme l'expliquait le chef de l'Etat en février dernier, l'Elysée insiste sur la nécessité de ces achats. La flotte actuelle, «vieillissante» (le plus vieux Falcon gouvernemental a plus de 30 ans), causerait «une explosion des coûts de maintenance et d'exploitation», assure la présidence. Les vieux appareils seront d'ailleurs revendus d'occasion.

 

Le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais les spécialistes du secteur parlent de 100 à 300 de millions d'euros, qui serraient payés par le ministère de la Défense. De quoi alimenter la polémique. Le Canard Enchaîné racontait, en février dernier, que Nicolas Sarkozy aurait réclamé un nouvel avion après avoir estimé que le petit moyen-courrier français faisait pâle figure à côté des appareils de ses homologues étrangers. Voilà qui est chose faite.

Samuel Laurent (lefigaro.f) avec AFP.

 

(1). Serge Dassault est propriétaire du Figaro

 

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30 avril 2008

Les approximations historiques de Nicolas Sarkozy

Article publié dans les Dernières Nouvelles d'Alsace du 30 avril 2008.

Une vérité à rétablir ?

Dans la rubrique « Chuchotements » du lundi 17 mars dernier, quelques lignes attribuées au président Sarkozy ont offusqué nombre de Sundgauviens et d'Alsaciens et notamment le docteur Michel Buecher, vétérinaire-colonel en retraite de Ferrette, et ses amis. L'entrefilet en question concernait la phrase que le président de la République a prononcé lors des obsèques et de l'hommage rendu au dernier des « Poilus », Lazare Ponticelli.

En évoquant ce qu'on appelle la « Grande Guerre », Nicolas Sarkozy a souligné que le premier poilu (Jules Peugeot) fut abattu sans sommation le 2 août par un officier allemand. « Cet Allemand était un Alsacien natif de la région de Mulhouse » a ajouté le président  Choqué par cette phrase, Michel Buecher tient à rétablir la vérité et précise d'entrée que les Alsaciens mobilisés dans l'armée allemande servaient sur le front russe et qu'aucun d'entre eux n'a jamais été officier. Prétendre le contraire serait une erreur historique majeure !  Sur le fond de l'affaire Michel Buecher, Roland Fontaine et Anatole Frey ont effectué des recherches approfondies qui leur permettent de rétablir les faits avec précision.

Le 5e régiment de chasseurs à cheval de l'armée allemande...

On sait ainsi que le 3e escadron du 5ème régiment de chasseurs à cheval de l'armée allemande était en garnison à Mulhouse (Mülhausen en allemand). Le samedi 1er août 1914 une escouade de 7 militaires (un officier et six cavaliers) quitta la caserne pour patrouiller dans le Sundgau (le long de la frontière) et essayer de se renseigner sur les positions de l'armée française. Le soir venu la petite troupe fit étape à Bisel, au Café du Cygne, route de Largitzen, pour y passer la nuit. On réquisitionna chez l'habitant de quoi se restaurer et nourrir les chevaux. Le lendemain, un dimanche, les 7 soldats allemands se firent encore servir une bière (« peut-être notre dernière », aurait dit l'un soldat) avant de continuer leur chemin en direction de « Sept » (Seppois). Puis ils pénétrèrent en « Vieille France » ce qui constituait une flagrante violation de frontière puisque la guerre ne sera officiellement déclarée que le lendemain. Les Français finirent par repérer la petite troupe ennemie et un accrochage s'ensuivit près de Joncherey, au cours duquel Jules Peugeot et l'officier allemand Albert Meyer furent tués.  Jules Peugeot fut inhumé dans le tombeau familial à Etupes et on enterra Albert Meyer dans le cimetière communal de Joncherey avec l'inscription : « Officier allemand tué le 2 août 1914 ». En 1920 sa famille fit rapatrier son corps à Müllheim avant qu'il ne soit transféré quelques années plus tard au cimetière militaire d'Illfurth où il repose toujours parmi les 1 964 soldats allemands qui y sont recensés. Albert Meyer (et non Mayer comme on l'orthographia par la suite, et qui n'est que la prononciation allemande du nom) était né à Magdebourg le dimanche 24 avril 1892 et ne peut donc en aucun cas être assimilé à un Alsacien.

Les autorités alertées

Pour que la vérité soit rétablie et en demandant une mise au point officielle de la part de la Présidence de la République, Michel Buecher et ses amis ont alerté la sénatrice Catherine Troendlé et Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la défense chargé des anciens combattants. « Il y va de la dignité de tous les Alsaciens », tonnent nos interlocuteurs.

JP Roth

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13 avril 2008

A quoi sert le secrétariat d'état aux Droits de l'Homme ?

Le secrétariat d'état aux Droits de l'Homme a une nouvelle fois fait la preuve de son inutilité. Sa titulaire Yama Rade, a, comme lors de la visite du colonel Kadhafi en France, mangé son chapeau. Lors d'un entretien au journal Le Monde Madame Rade déclara que : « trois conditions sont indispensables pour qu'il [Nicolas Sarkozy] se rende à la cérémonie d'ouverture [des JO de Pékin] ».

Sitôt dit, sitôt démenti: la secrétaire d'état dans un communiqué, démentait avoir parlé de « conditions à la présence du président Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin ».

Rama Yade apprend à ses dépens que Realpolitik et idéalisme ne font pas bon ménage. En fait l'objet de ce secrétariat d'état pourrait se résumer à une formule librement adaptée de celle de l'abbé Siéyès.

  1. Qu'est-ce que le secrétariat d'état aux Droits de l'Homme? Un moyen de donner bonne conscience à la droite française.

  2. Qu'a-t-il été jusqu'à présent dans l'ordre politique? Un moyen de récompenser les serviteurs les plus zélés de Nicolas Sarkozy.

  3. Que demande-t-il? Rien.

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